Le livret bleu

Le Livret Bleu, distribué exclusivement, jusqu’au 1er janvier 2009, par le Crédit Mutuel, de la même manière que le Livret A était réservé à la Caisse d’Epargne et à la Banque Postale, présente les mêmes caractéristiques que son homologue, devenu depuis longtemps le placement préféré des Français.

Proposé désormais par tous les établissements bancaires, la gestion du Livret Bleu reste particulièrement souple, puisqu’il peut être souscrit à partir d’un versement minimum, tout à fait abordable, fixé à 15 €, l’épargnant n’étant ensuite soumis à aucune condition de versement, ni en termes de montant, ni en termes de fréquence. Sa seule contrainte reste son plafond établi, comme celui du Livret A, à un maximum de 15 300 €.

Calculé selon une formule précise, mise en place depuis le 1er février 2008, résultant d’une moyenne mêlant le taux d’inflation, ainsi que les taux d’intérêt de référence Euribor 3 mois et Eonia, le rendement du Livret Bleu est enfin remonté de 0,50 %, depuis le 1er août 2010, après avoir passé une année à son taux de rémunération le plus bas, pour atteindre à nouveau le niveau auquel il était, au 1er mai 2009, c’est-à-dire 1,75 %.

Comme pour l’ensemble des livrets d’épargne, les produits acquis sont calculés par quinzaine, rendant ainsi plus judicieux d’effectuer les dépôts le 15 ou le 30 de chaque mois, et de procéder aux retraits le 1er ou le 16, pour n’être finalement capitalisés qu’en fin d’année.

Même si son imposition avantageuse a été, un temps, remise en question, à l’occasion de la chasse aux niches fiscales, menée par le gouvernement, en cette rentrée 2010, la menace semble désormais s’être éloignée, le Livret Bleu continuera donc, tout comme le Livret A, à n’être soumis à aucune taxe, celui-ci conservant ainsi tout son statut de livret défiscalisé.

Créé à l’origine pour contribuer au financement des travaux d’intérêt général, le rôle du Livret Bleu a quelque peu évolué, pour tendre, aujourd’hui, à se rapprocher de celui du Livret A, en aidant au développement et au maintien du logement social.

Le Livret Bleu et le Livret A, présentant des caractéristiques quasiment similaires, ne peuvent donc être souscrits simultanément, à moins que chacun d’eux n’ait été ouvert avant le 1er septembre 1979, date à laquelle le décret supprimant cette possibilité est entré en vigueur.

Même s’il reste très proche du Livret A, le Livret Bleu n’a pas réussi à trouver le même succès que son homologue. Le Crédit Mutuel semble, toutefois, être bien décidé à conserver sa spécificité, et continue de distribuer cette formule, au détriment du Livret A, aux côtés, bien entendu, des autres livrets réglementés, tels que le Livret de Développement Durable, le Livret d’Epargne Populaire, le Livret Jeune, ou encore le Prêt d’Epargne Logement et le Compte d’Epargne Logement.

Les autres établissements bancaires ont, en revanche, depuis l’ouverture de la distribution de ces deux placements, davantage opté pour le Livret A, qui constitue un atout indéniable pour conquérir un nouveau public.